L'Or de "La Confiance"

 

    L'or de "La Confiance" a probablement passionné plusieurs générations de chercheurs de trésors, mais cet or a t-il jamais existé? Certains vendéens de la côte se souviennent peut-être de ces derricks qui se succédèrent à La pointe d'Arçay, à La Faute sur Mer.

   Robert Charroux, qui fut Président du Club International des Chercheurs de Trésors, écrivit quelques lignes sur cette histoire dans son livre "Trésors du Monde" (Librairie Arthème Fayard, 1962) dans lequel il émet de sérieux doute quand à l'authenticité de ce trésor :

   "On raconte en Vendée, que le soir de Noël 1821, le bateau La Confiance, ayant à son bord le capitaine Dupré, trois matelots et la propriétaire, la jolie Mme Charrier, mouilla quelque part à l'Île de Ré.

     Le bateau qui venait sans doute d'Amérique, se dirigeait sur Bordeaux ; ses occupants descendirent à terre pour aller à la messe de minuit à Saint-Martin-de-Ré. La mer était mauvaise, et rompant ses amarres La Confiance partit à la dérive et vint s'échouer entre La pointe d'Arçay et La Faute sur Mer, puis coula sur des fonds vaseux.

     Il est possible qu'un trésor ait été englouti dans le naufrage - s'il a eu lieu - mais on ne peut vraiment pas croire la tradition qui parle d'un tonneau plein d'or arrimé au pied du mât... tonneau laissé sans surveillance durant toute la nuit de Noël!

     La  terre gagnant sur la mer, on dit que maintenant l'épave gît dans la presqu'île même, et une radiesthésiste, Germaine B., l'a détectée dans la vigne de Mme Mady, à trente mètres de profondeur.

     La baguette indiquait, de plus, des tonnes d'or!

     On creusa en 1953 et en 1957, et bien entendu, on ne trouva rien!

     Ainsi, étant avéré que les épaves ne s'enfoncent pas sensiblement dans les fonds de mer, on pourrait déduire de tout cela que les côtes de Vendée s'élèvent de vingt-cinq mètres par siècle, qu'elles formeront une chaîne de montagnes de 2500 mètres d'altitude vers 2960, et qu' à cette époque on ira à pied sec de La Rochelle à New York"

 

   Ce naufrage ne fait aucun doute, une plainte fut déposée à la mairie de L'Aiguillon sur Mer suite au pillage des bagages embarqués à bord. Des fouilles menées en 1954 semblent avoir échappé à Robert Charroux, car si cet auteur ne semblait pas y croire, d'autres y crurent suffisamment pour lancer des recherches sur place, ce fut l'occasion de la parution d'un premier article dans La Vendée Libre du 11 avril 1954 :

Les Recherches de l’or

de « La Confiante »

sont arrêtées

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   Les nouvelles recherches effectuées à la Pointe d’Arçay, en Vendée, en vue de mettre à jour les quelques 32 tonnes d’or qui seraient enfouies dans les flancs de la goélette « La Confiante », viennent de se solder par un complet échec.

   En effet, les ouvriers de L’Entreprise Nantaise, chargée des travaux de récupération, qui avait apporté sur place le matériel des plus perfectionné, sont repartis chez eux. S’ils avaient réellement repérés les bases de « la Confiante », comme certains l’affirment sur des déclarations purement gratuites, il est probable que les chercheurs d’or seraient encore à la Pointe d’Arçay.

   Mais, en ce début d’année comme en 1953, ils n’ont toujours pas trouvé la moindre…pépite.

 

   Voici donc les fouilles de 1953 confirmées, mais à peine abandonnées, ces fouilles vont être reprises et relatées dans La Vendée Libre du 20 juin 1954 :

 

 

LE TRESOR DE LA FAUTE-SUR-MER

N’EST PAS ENCORE RECUPERE

Mais existe t-il vraiment ?

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   La Faute-sur-Mer – La fièvre de l’or monte de plus en plus à La Faute-sur-Mer (Vendée) où des ouvriers de l’Entreprise Jarnoux de Nantes s’efforcent de récupérer à leur tour les quelques 32 tonnes d’or environ qui seraient enfouies dans les flancs de la goélette « La Confiance ». On sait que ce navire s’échoua par suite du mauvais temps à La Pointe d’Arçay, il y a plus de 150 ans.

   A dire vrai, cette maladie gagne toujours les mêmes. « Que nous importe que l’on se moque de nous, disent-ils, puisque nous sommes convaincus que nous ferons fortune bientôt ».

   Cette opinion est évidemment loin d’être partagée par les gens du pays qui s’en tiennent plus modestement à conserver leurs terres pour mieux les cultiver. Affaire de goût bien sûr…

   Mme Germaine Brosseau ayant un journaliste qui a confirmé ses dires à l’aide d’un pendule qu’il aurait tout d’abord promené sur une photo représentant des fouilles précédentes et ayant paru dans un hebdomadaire parisien, les travaux ont donc repris lundi matin (il doit s'agir ici de la radiesthésiste citée par R. Charroux mais le sens de la phrase m' échappe! ndla). Ils doivent prendre fin en principe vendredi ou samedi.

   Un troisième forage a été creusé. La sonde atteignait mardi soir la profondeur de 2 mètres. Les chercheurs décidément infatigables pensent qu’ils découvriront l’épave à 14 ou 61 mètres du sol seulement (?).  Un nouveau derrick a été installé et du matériel a été apporté sur place.

   Beaucoup de frais pour rien ! 

 

   La fin des fouilles n'a pas donné lieu à un article dans ce même journal, le trésor aurait-il été découvert?

   Probablement pas puisque selon Charroux de nouvelles fouilles furent entreprises en 1957...

 

   En 1973, un terrain aurait fait l'objet d'un achat au triple de sa valeur, dans le sous-sol duquel est soupçonné de dormir l'épave de "La Confiance".

 

    

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